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Windows-MCP est un serveur MCP open source, écrit en Python, qui relie un modèle de langage à un PC Windows. L’agent IA peut alors parcourir les fichiers, ouvrir des applications, cliquer et taper au clavier. Le projet affirme fonctionner avec n’importe quel modèle, la vision étant optionnelle.
En bref
- Un serveur MCP qui laisse un agent IA utiliser un PC Windows (7 à 11)
- Fonctionne avec n’importe quel LLM, la vision est optionnelle
- Un mode DOM dédié aux pages web, avec Chrome, Edge et Firefox
- Demande Python 3.13+ et UV, lancement par
uvx windows-mcp serve - Licence MIT, 8774 étoiles sur GitHub au 12 octobre 2026

Windows-MCP, un serveur MCP pour piloter Windows
Un assistant IA sait écrire et raisonner, mais il ne touche pas à ton ordinateur. Windows-MCP comble ce manque : il joue le rôle de pont entre un grand modèle de langage (LLM) et le système Windows. Selon son README, l’agent peut ainsi naviguer dans les fichiers, contrôler des applications, interagir avec l’interface et même faire des tests de qualité.
Le projet est publié par CursorTouch sous licence MIT. Il se présente comme léger, avec peu de dépendances, et tourne directement sur la machine Windows qu’il doit piloter.
Comment fonctionne Windows-MCP
Windows-MCP suit le protocole MCP : il expose une série d’outils que le logiciel d’IA connecté (le client MCP) peut appeler. Le serveur lit l’état de l’écran et des fenêtres, puis exécute les actions demandées, comme un clic ou une saisie.
Le README précise que le projet n’utilise ni vision par ordinateur classique ni modèle spécialement entraîné. Il fonctionne donc avec n’importe quel LLM, la vision restant optionnelle. Le délai typique entre deux actions, par exemple d’un clic de souris au suivant, va de 0,2 à 0,5 seconde, avec des variations selon le nombre d’applications ouvertes, la charge du système et la vitesse d’inférence du modèle.

Ce que Windows-MCP sait faire
Le projet fournit une boîte à outils d’automatisation de l’interface : opérations au clavier et à la souris, capture de l’état des fenêtres et de l’interface, ouverture d’applications, gestion des fenêtres. Parmi les outils cités dans le README figurent Screenshot, Click, Snapshot, PowerShell, Registry, Scrape, WaitFor et DisplayInventory.
Pour automatiser un navigateur web, un mode particulier existe : use_dom=True sur l’outil State-Tool. Il se concentre sur le contenu de la page et écarte les éléments de l’interface du navigateur, ce qui rend l’automatisation plus propre. Il prend en charge Chrome, Edge et Firefox ; pour Firefox, le projet passe par une solution de repli, IAccessible2.
- Navigation dans les fichiers et contrôle des applications
- Simulation du clavier et de la souris
- Capture de l’état de l’écran, avec une région optionnelle depuis la v0.8.6
- Mode DOM pour les pages web
- Outils adaptables ou extensibles selon tes besoins
Installer et lancer Windows-MCP
Il faut Python 3.13 ou plus récent et UV, un gestionnaire de paquets Python, installable avec pip install uv. Le README prévient que la première installation peut durer une minute ou deux, le temps de récupérer les dépendances, et que le serveur peut expirer au premier lancement : il suffit de l’ignorer et de le relancer.
Pour lancer le serveur directement, une commande suffit. Le transport par défaut est stdio, adapté aux clients locaux. Les modes sse et streamable-http servent à un accès par le réseau.
Pour le brancher à un client, le README détaille Claude Desktop, Perplexity Desktop, Gemini CLI, Qwen Code, Codex CLI, Autohand Code et Claude Code. Pour ce dernier, la commande est la suivante.
La commande windows-mcp install crée aussi une tâche planifiée par utilisateur, nommée windows-mcp-server, qui démarre le serveur à chaque ouverture de session. windows-mcp uninstall la retire.
uvx windows-mcp serve
claude mcp add --transport stdio windows-mcp -- uvx windows-mcp serve
Sécuriser l’accès à Windows-MCP
Un serveur qui contrôle un PC mérite des garde-fous. Pour un accès réseau, le README recommande d’activer l’authentification et le chiffrement TLS. Il décrit une clé d’authentification transmise en en-tête Bearer, une liste d’adresses IP autorisées, et une option OAuth 2.0 avec PKCE pour les clients qui l’utilisent, comme Claude Desktop.
Tous les outils sont actifs par défaut. Les options --tools et --exclude-tools permettent d’en autoriser seulement certains ou d’en bloquer, par exemple PowerShell et Registry. Par défaut, aucun en-tête CORS n’est émis, et l’outil Scrape refuse les adresses privées, les adresses locales et les schémas autres que HTTP. Une aide windows-mcp auth génère une clé et enregistre une configuration dans ~/.windows-mcp/config.toml.
Où en est le projet
Au 12 octobre 2026, le dépôt compte 8774 étoiles, 950 copies, 62 contributeurs et 24 tickets ou demandes de fusion ouverts. Il a été créé le 13 mai 2025, et la dernière version, v0.8.8, date du 10 octobre 2026.
Cette version affiche que l’IA a la main, bloque temporairement les entrées physiques et laisse l’utilisateur reprendre le contrôle. Elle corrige aussi des problèmes de suivi du curseur et de latence des entrées. La v0.8.6 avait ajouté la capture d’une région dans les outils Screenshot et Snapshot, et la v0.8.7 corrigé un bouclage de l’outil Snapshot.
Avant de se lancer
Le README annonce la prise en charge de Windows 7, 8, 8.1, 10 et 11. Il recommande Windows en anglais : avec une autre langue, il conseille de désactiver l’outil App-Tool.
Sous WSL, le serveur doit quand même s’exécuter côté Windows, car il a besoin des API de Windows ; le README explique comment faire le pont avec powershell.exe. Pour la version Microsoft Store de Claude Desktop, le fichier de configuration est situé ailleurs et demande le chemin complet vers uvx.exe. Le projet ne donne pas de configuration matérielle minimale.
Quelques repères
- MCP : Protocole ouvert qui permet à un assistant IA d’utiliser des outils et des services extérieurs de façon standardisée. Un serveur MCP expose ces outils, et un client MCP les appelle.
- LLM : Grand modèle de langage : un programme d’intelligence artificielle entraîné sur de grandes quantités de texte, capable de comprendre et de produire du langage. Les assistants conversationnels reposent sur ce type de modèle.
Questions fréquentes
Windows-MCP est-il gratuit ?
Oui, Windows-MCP est open source et publié sous licence MIT. Le projet ne mentionne aucun prix.
Quelles versions de Windows Windows-MCP prend-il en charge ?
Windows-MCP annonce la prise en charge de Windows 7, 8, 8.1, 10 et 11. Le README recommande Windows en anglais, sinon de désactiver l’outil App-Tool.
Windows-MCP fonctionne-t-il avec n’importe quel LLM ?
Oui, d’après son README, Windows-MCP fonctionne avec n’importe quel LLM et la vision est optionnelle. Il n’utilise pas de vision par ordinateur classique ni de modèle spécialement entraîné.
Comment lancer Windows-MCP ?
Il faut Python 3.13+ et UV, puis la commande uvx windows-mcp serve lance le serveur. Il se branche ensuite à un client MCP comme Claude Desktop ou Claude Code.
À retenir
Windows-MCP permet à un agent IA d’utiliser un PC Windows, du clavier à la souris en passant par les applications et le navigateur, avec n’importe quel LLM. Il demande Python 3.13+ et UV, et propose des options de sécurité à activer dès qu’on l’ouvre au réseau.
Sources
- CursorTouchREADME
- GitHubnotes de version





