Aller au contenu
geekus
ActuAgents IA·5 min de lecture

OpenMausBot : une équipe d'agents IA dans une appli de chat

OpenMausBot met une équipe d'agents IA dans une appli de chat, sur ta machine. Chaque bot tourne sur tes CLI claude, codex ou grok. Transcripts et clés restent dans ~/.openmausbot.

Voir le dépôt ↗
github.com/milind-soni/OpenMausBot
Capture de la page de OpenMausBot
Sommaire11 parties

OpenMausBot est une application de chat open source, sous licence Apache 2.0, où chaque contact est un vrai agent IA. Chaque bot a sa personnalité, son modèle, son ordinateur et ses applications connectées, et tourne sur les outils claude, codex ou grok déjà installés sur ta machine. Le projet se présente comme une alternative indépendante à Grok Bot, sans lien avec xAI.

En bref

  • Une appli de chat où chaque bot est un agent Claude, Codex ou Grok lancé en local
  • Chaque bot peut avoir un bureau Linux cloud, une VM locale ou, après accord explicite, ton ordinateur
  • Les actions risquées arrivent en cartes dans le chat : tu autorises ou tu refuses
  • Transcripts et clés restent dans ~/.openmausbot, sur ta machine
  • Applis pour macOS, Windows et Ubuntu, sous licence Apache 2.0

OpenMausBot en image (tirée de la page du projet)

Qu’est-ce qu’OpenMausBot ?

OpenMausBot reprend l’idée d’une IA présentée comme une messagerie : une liste de bots avec lesquels tu discutes comme avec des contacts. Chacun a sa personnalité, la mémoire de sa conversation, son modèle, son ordinateur et ses applications. Le projet est indépendant et s’inspire de Grok Bot ; son README précise qu’il n’est affilié ni à xAI, Meta, OpenAI ou Manus.

Le problème visé, d’après l’auteur, est qu’un seul assistant dans une seule boîte n’est pas la bonne forme pour des agents. Ici, tu composes une équipe, et tu peux changer le modèle d’un bot en pleine conversation.

Comment fonctionne OpenMausBot

Le fonctionnement repose sur deux processus. L’appli, écrite avec React, n’ouvre aucune connexion propre vers les agents : elle envoie des commandes en HTTP et reçoit un flux d’événements unique. Un petit serveur local, le « harness », écoute sur 127.0.0.1 et possède tous les processus d’agents.

Ce serveur utilise un pilote par fournisseur (Claude, Codex, Grok) et ramène chaque protocole natif vers un flux d’événements commun, journalisé par conversation. Un pilote inconnu passe en « indisponible » sans faire tomber les autres. Un « permission broker » transforme chaque action risquée en décision pour toi.

OpenMausBot : autre image tirée de la page du projet

Ce que savent faire les bots

Chaque bot peut travailler sur un bureau Linux dans le cloud, une machine virtuelle locale isolée ou ton propre ordinateur, là où la frontière de sécurité de la plateforme est certifiée. Le contrôle de ta machine demande un accord explicite : il existe sur macOS et Ubuntu Xorg, tandis qu’il reste désactivé sur Ubuntu Wayland. Le panneau Computer affiche l’écran du bot en direct pendant qu’il travaille.

Les bots peuvent aussi utiliser plus de 500 applications via Composio (Gmail, Slack, GitHub, Notion, Linear…), connectées une fois par OAuth. Le projet ne détaille pas de limite de modèles par bot au-delà de ce que proposent les CLI installées.

Approuver les actions d’un agent

Les commandes shell, les modifications de fichiers et les questions apparaissent dans la conversation sous forme de cartes : Allow, Deny, ou une réponse. Le mécanisme vaut pour les ordinateurs cloud comme pour les locaux.

Les clés se saisissent dans les réglages de l’appli et restent en local. Elles sont en écriture seule : l’interface ne voit que des indicateurs « configuré ».

Installer OpenMausBot

Les versions publiées embarquent le serveur, donc aucune installation séparée n’est nécessaire. Sur Mac, il suffit de glisser le .dmg (Apple silicon ou Intel, signé et notarisé) dans Applications. Sous Windows, l’installateur .exe fonctionne par utilisateur, sans droits administrateur ; il n’est pas encore signé, donc SmartScreen affiche « éditeur inconnu » (More info puis Run anyway).

Pour Ubuntu 24.04 x64, le projet propose un .deb ou un AppImage en bêta. Il faut aussi avoir les CLI des agents que tu veux utiliser, avec tes connexions existantes : le README ne donne pas de configuration minimale.

Équipes, voix et scripts

Plusieurs canaux séparent le travail, le perso et chaque projet sans dupliquer les bots. Une équipe complète s’installe depuis un fichier Markdown : l’appli affiche un écran de revue avant de créer les bots, les connexions restent coupées et les routines arrivent en pause. Un département se partage aussi en un fichier, sans historique, clés ni ordinateurs.

Les bots peuvent lire leurs réponses à voix haute, avec ElevenLabs, Fish Audio, Grok, les voix du Mac ou un serveur Chatterbox local. Un serveur MCP permet de piloter l’équipe depuis Claude Desktop ou Cursor, sans accès aux approbations ni aux identifiants. Enfin, la commande openmausbot pilote un espace de travail sans écran, pour les scripts et la CI.

openmausbot team apply team.yaml
openmausbot run "Room Lead" "Rehearse the launch of https://example.com" --export ./out

Où en est le projet

Selon les chiffres relevés sur GitHub le 3 novembre 2026, le dépôt, créé le 11 août 2026, compte 11 610 étoiles, 1 588 forks et 191 contributeurs. 694 tickets et demandes de fusion y sont ouverts. Le code est en TypeScript à 90 %.

La version 0.1.139, publiée le 3 novembre 2026, vise surtout la légèreté : moins de CPU au repos, moins de code chargé au démarrage et meilleur support des modèles locaux. Les notes précisent que de très longues conversations consomment encore beaucoup de mémoire lorsqu’on remonte tout en haut.

Quelques repères

  • CLI : Une CLI est un programme qu’on lance en tapant des commandes dans un terminal, sans fenêtre graphique. Beaucoup d’outils d’IA en proposent une.
  • Machine virtuelle : Une machine virtuelle est un ordinateur simulé qui tourne dans une fenêtre ou en arrière-plan sur un vrai ordinateur. Elle est isolée du reste du système.
  • MCP : Le MCP est un protocole qui permet à une application d’IA de se connecter à des outils ou à d’autres programmes selon un format commun.

Questions fréquentes

OpenMausBot est-il une alternative open source à Grok Bot ?

Oui, c’est ainsi que le projet se présente. Il reprend l’idée d’une liste de bots dans une messagerie, mais fonctionne sur ta machine, avec le modèle de ton choix pour chaque bot, sous licence Apache 2.0.

OpenMausBot fonctionne-t-il avec Claude et Codex en local ?

Oui. Les bots tournent sur les CLI claude, codex et grok installées sur ta machine, avec tes connexions et abonnements existants. Il n’y a pas de nouveau compte ni de proxy intermédiaire.

Que peut faire un bot d’OpenMausBot sur mon ordinateur ?

Il peut en prendre le contrôle seulement après ton accord explicite, sur macOS et Ubuntu Xorg. Ubuntu Wayland reste désactivé. Les commandes shell et modifications de fichiers passent par des cartes d’approbation.

OpenMausBot est-il gratuit ?

Le site officiel décrit l’appli comme gratuite, avec un bureau cloud fourni par un prestataire que tu connectes. Le projet ne donne pas de tarif pour ce prestataire ni pour les abonnements des agents.

À retenir

OpenMausBot rassemble une équipe d’agents Claude, Codex ou Grok dans une appli de chat locale, avec des cartes d’approbation pour les actions sensibles. Le projet est actif, avec une version publiée le 3 novembre 2026, mais le dépôt compte encore 694 tickets et demandes de fusion ouverts.

Sources

agentschatclaudecodexopen sourceelectron
Dans le même genre

Des fiches proches.

toute la famille
À lire aussi

Les dernières fiches.

tout l'annuaire

Le Carnet de Geekus · chaque vendredi

Les trouvailles de la semaine, dans ta boîte mail.

Un email, cinq minutes de lecture. En français, gratuit, sans publicité.

S'inscrire au Carnet →
  1. Le spécimen de la semaine, expliqué à fond
  2. L'actu IA en bref
  3. Les autres trouvailles et le mot de la semaine